[INTERVIEW] UNIVERS-SEL donne la parole à trois collégiens

Lundi 5 février, trois membres de l’association et de sa commission « éducation au développement » sont intervenus dans cinq classes de 5ème du Collège Saint-Jean-Baptiste. Suite à l’une des interventions, nous avons interviewé trois élèves : Pierre-Alexis, Raphaël et Servane. 


Est-ce que l’intervention a changé l’image que vous aviez de l’Afrique ?
Servane : On savait déjà des choses sur l’Afrique, mais il y a quand même des choses qu’on ne savait pas.

Saviez-vous qu’il y avait autant de différences entre les pays de ce continent ? Raphaël : Oui on savait que c’était un peu pauvre.
Servane : On se fait surtout une vision de l’ensemble, on les voit pas différents les uns des autres.
Raphaël : C’était que du désert pour moi !

Est-ce que cette intervention vous a donné envie d’y aller ?
Pierre-Alexis : C’est vrai que le niveau de confort là-bas c’est un peu rustique, c’est pas vraiment le même confort que chez nous.
Servane : Oui ça nous ferait découvrir autre chose.

Qu’est-ce que vous avez appris à travers le film de l’association et l’intervention ?
Pierre-Alexis : Qu’il y a d’autres méthodes pour produire du sel que la méthode qu’on voit à Guérande.
Servane : Oui, c’est avec la terre du sol, qui est salée. Ensuite dans des cuves en terre ils font un filtre et ils y mettent la terre salée, et ensuite l’eau qui passe à travers la terre et le filtre. Et cette eau-là ils la récupèrent et la font brûler avec le bois de la mangrove pour faire du sel ou ils la mettent sur une bâche.

Quels sont les avantages du sel solaire ?
Raphaël : Ça dépense rien. On brûle pas de bois, c’est avec le soleil, donc on peut en faire tout le temps c’est infini.
Servane : Et puis il y a du soleil là-bas et il fait chaud donc ça facilite l’évaporation.
Pierre-Alexis : On a entendu parler aussi, comme il y a la déforestation dans la mangrove, les poissons ne viennent plus.
Servane : Ça permet aussi aux femmes de ne plus travailler la nuit, car avant elles devaient surveiller le feu, aller chercher du bois…

Si vous deviez retenir une seule chose de ce que vous avez appris ?
Pierre-Alexis : C’est franchement différent la vie quotidienne. Par exemple eux ils ont pas vraiment d’hôpitaux.
Servane : Nous on est vraiment dans le confort par rapport à eux. Si on voyait des gens comme ça ici on les considérerait comme « à la rue » alors que là-bas c’est une vie normale, c’est comme ça qu’ils vivent. Ça montre aussi le problème des immigrés qui veulent partir en Europe, on comprend pourquoi ils veulent quitter leur pays.
Raphaël : Et puis là-bas ils ne vont pas beaucoup à l’école donc il y a pas beaucoup de métiers.

Pierre-Alexis : Mais l’agriculture ça doit être difficile là-bas parce-que ce sont des lieux arides ?
Gérard : Ça dépend où. Si tu vas en Mauritanie au nord de l’Afrique, c’est sec, tu as le désert du Sahara. Mais en Guinée Conakry il pleut beaucoup, 6 à 7 mètres, alors qu’ici en France on est en-dessous du mètre. Par contre il pleut pendant une période et après il ne pleut pu du tout pendant plusieurs mois. La plupart des cultures sont faites à la main c’est pour ça que ça se rapproche de ce que les paludiers font dans les marais salants de Guérande.

Pierre-Alexis, Raphaël et Servane
De gauche à droite : Pierre-Alexis, Raphaël et Servane ©UNIVERS-SEL 2018
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s